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Phrases nues
Rupture de style

Après avoir traversé la ligne de démarcation au  péril de sa vie, il s’arrêta pour faire caca.

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De son regard aiguisé, Héraclès contemplait le lointain horizon. La plaine ici-bas s’éveillait en une nouvelle journée emplie d’un air pur et d’un azur clair.  A ses pieds, étendu de tout son long, gisait le bestiau aux membres déjà raidis par l’effet délétère de la mort.

« Cette nuit il avait combattu victorieusement le lion de Némée.

Le terrible animal, d’un coup de massue, avait été dézingué ! »

dirait la légende !

 

Au sommet du mont Cithéron, le héros souriait à pleines dents. L’air vif rosissait ses gerçures. Il savait que l’issue victorieuse de cette épreuve annonçait à la face du monde sa palingénésie. Enfin, il était venu, celui qui pourrait regarder en face Héra !

Héra, la déesse, qui rayonnait du haut l’Olympe aux côtés de Zeus, son époux et frère, mais aussi la poufiasse, que dis-je, la radasse, qui à sa naissance avait voulu sa perte.

 

Son sourire s’élargit encore, débordant sur l’horizon. Le châtiment qu’il infligerait à la déesse serait terrible car il concernerait sa descendance : Hercimione !

Hercimione la naïade au divin postérieur ! Au regard tendre comme un vol d’hirondelles ! Aux seins lourds d’une sève concupiscente ! Celle qui rendait marteaux les plus valeureux et les plus chastes des guerriers !  Celle là même qui occupait désormais ses pensées.

 

Lors de leur première simultanéité, elle avait dû refuser les avances entreprenantes du héros, au prétexte qu’elle avait ses ragnagnas. Mais maintenant, la lune avait repris sa forme pleine. Et Héraclès savait l’heure de sa vengeance venue. Il allait dégonder la sylphide et laisserait ainsi sa mère impuissante au royaume des cieux.

 

Vengeance !

Sus à l’engeance !

 

Bien sûr, il fallait craindre d’Héra qu’elle ne tente de dresser sur son chemin de périlleuses épreuves et de terribles supplices. Mais Héraclès, empli de sa suffisance de demi-dieu, croyait en son fatum. Il en savait maintenant suffisamment sur l’art des combats. Et il était prêt à affronter cyclopes, centaures et autres enflures des limbes. Il amadouerait Cerbère, le terrifiant molosse, d’un seul coup de pied dans les glaouis. D’une main il tordrait le colbac de la terrible Hydre ! D’une fourchette dans les yeux, il ramènerait à la raison le sphynx !! Quant à résister aux épouvantables tortures que pourrait imaginer la déesse, ou se sortir de ses pièges, arnaques, et autres entourloupes, cela n’était que routine et quotidien pour une être surnaturel comme lui.

 

Ah il le sentait ! Son destin ne faisait que commencer. D’un pas lourd il s’avança vers la plaine. C’était le pied gauche, encore un signe des dieux ! Il avait du fion.

 

Il se savait maintenant invincible.

 

Du rififi dans l’Olympe !