


Après avoir traversé la ligne de démarcation au péril de sa vie, il s’arrêta pour faire caca.
De son regard aiguisé, Héraclès contemplait le lointain horizon. La plaine ici-
« Cette nuit il avait combattu victorieusement le lion de Némée.
Le terrible animal, d’un coup de massue, avait été dézingué ! »
dirait la légende !
Au sommet du mont Cithéron, le héros souriait à pleines dents. L’air vif rosissait ses gerçures. Il savait que l’issue victorieuse de cette épreuve annonçait à la face du monde sa palingénésie. Enfin, il était venu, celui qui pourrait regarder en face Héra !
Héra, la déesse, qui rayonnait du haut l’Olympe aux côtés de Zeus, son époux et frère,
mais aussi la poufiasse, que dis-
Son sourire s’élargit encore, débordant sur l’horizon. Le châtiment qu’il infligerait à la déesse serait terrible car il concernerait sa descendance : Hercimione !
Hercimione la naïade au divin postérieur ! Au regard tendre comme un vol d’hirondelles ! Aux seins lourds d’une sève concupiscente ! Celle qui rendait marteaux les plus valeureux et les plus chastes des guerriers ! Celle là même qui occupait désormais ses pensées.
Lors de leur première simultanéité, elle avait dû refuser les avances entreprenantes du héros, au prétexte qu’elle avait ses ragnagnas. Mais maintenant, la lune avait repris sa forme pleine. Et Héraclès savait l’heure de sa vengeance venue. Il allait dégonder la sylphide et laisserait ainsi sa mère impuissante au royaume des cieux.
Vengeance !
Sus à l’engeance !
Bien sûr, il fallait craindre d’Héra qu’elle ne tente de dresser sur son chemin de
périlleuses épreuves et de terribles supplices. Mais Héraclès, empli de sa suffisance
de demi-
Ah il le sentait ! Son destin ne faisait que commencer. D’un pas lourd il s’avança vers la plaine. C’était le pied gauche, encore un signe des dieux ! Il avait du fion.
Il se savait maintenant invincible.